Fondation des États-Unis | Replay publié le 30 juin à 17h : « Les cailloux dans l’eau : l’infinité de la musique française pour piano » de Daniel Schreiner
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Replay publié le 30 juin à 17h : « Les cailloux dans l’eau : l’infinité de la musique française pour piano » de Daniel Schreiner

Le pianiste américain Daniel Schreiner présente un récital solo célébrant le dynamisme expérimental de la musique française pour piano, résultat d’une année d’études à la Schola Cantorum et en tant que musicien en résidence à la Fondation des États-Unis. Avec une sélection panoramique de Préludes de Claude Debussy, Gabriel Fauré, Henri Dutilleux et Guy Sacre, le concert comprendra des collaborations vidéo avec cinq artistes visuels en résidence à la Fondation des États-Unis, répondant à la vitalité et à la liberté créative de la musique française pour piano.

« As part of my studies this year in Paris, I have been exploring the development of 20th century French piano music from different angles. A chief focus has been examining the prelude as a site for musical experimentation. Defined as a short piece of music with a variable, open-ended form, the prelude first appeared in the keyboard compositions of French 17th-century composers like François Couperin and Jean-Philippe Rameau. By the beginning of the 20th century, two masterful sets of preludes by Gabriel Fauré and Claude Debussy helped to expand and redefine the genre. Fauré’s preludes are among the least known of Fauré’s piano works, marked by dense, contrapuntal textures, long melodic lines, and subtle, mysterious restraint. By contrast, Debussy’s two books of preludes represent the pinnacle of his innovative writing for the piano: with descriptive titles appearing at the end of each piece rather than the beginning, these 24 pieces test the boundaries of the piano’s technical and expressive capabilities.

Later in the 20th century, Henri Dutilleux’s Trois Préludes reflect Debussy’s experimental treatment of the genre, exploring extreme contrasts of dynamics and articulation, as well as exploiting the effects of each of the piano’s three pedals. Contrastingly, Guy Sacre’s Vingt-Quatre Préludes follow the Chopin model of shorter studies in all keys, yet nevertheless reflect Sacre’s unique, free treatment of harmony and dissonance. In the spirit of eclectic creative freedom that I feel the prelude represents, I am performing selected preludes by Fauré, Debussy, Dutilleux and Sacre in a different, rearranged format, interspersed with five “interludes” featuring music composed by myself and visual animations/video by students at the Fondation des États-Unis.

The second half of the program focuses on French composers’ obsession with the depiction of water in piano music. In 2018, Tristan Murail composed Cailloux dans l’eau as an homage to Debussy: with a formal structure is almost identically based on Debussy’s seminal Reflets dans l’eau of 1905, Murail’s piece is nonetheless distinctly contemporary, reflecting his own harmonic language derived from the analysis of a fundamental tone and its overtones. Next, following the success of Maurice Ravel’s “Ondine,” the first movement of his Gaspard de la nuit, Debussy composed his own version of “Ondine” in his second book of preludes. Ondine refers to the ancient Greek story of a water nymph who lures seafarers into the depths of her underwater kingdom; as such, both Ravel and Debussy create beguilingly beautiful, yet capriciously sinister, depictions of cascading water and the creatures within it. » – Daniel Schreiner

Regarder le concert ici.

Le programme

Hope Curran (n. 1994), Daniel Schreiner (n. 1991) – Interlude 1
Gabriel Fauré (1845-1924) – Préludes: No. IV in Fa majeur
Guy Sacre (n. 1948) – Préludes: III. Rapide
Claude Debussy (1862-1918) – Préludes, Premier livre: Les collines d’Anacapri

Daniel Schreiner – Interlude 2
Debussy – Préludes, Deuxième livre: Brouillards
Sacre – Préludes: IX. Lent, recueilli
Henri Dutilleux (1916-2013) – Préludes: II. Sur un même accord

Mallory Mayhew (n. 1993), Daniel Schreiner – Interlude 3
Fauré – Préludes: No. V in Ré mineur
Debussy – Préludes, Premier livre: Ce qu’a vu le Vent d’Ouest

Sylvie Mayer (n. 1996), Daniel Schreiner – Interlude 4
Debussy – Préludes, Premier livre: Des pas sur la neige
Sacre – Préludes: X. Lent et triste
Fauré – Préludes: No. VII in La majeur

Rebecca Arthur (n. 1996), Daniel Schreiner – Interlude 5
Dutilleux – Préludes: I. D’ombre et de silence
Debussy – Préludes, Deuxième livre: La terrasse des audiences du clair de lune

Debussy – Images, Première série: Reflets dans l’eau
Tristan Murail (n. 1947) – Cailloux dans l’eau (2018)

Debussy – Préludes, Deuxième livre: Ondine
Maurice Ravel (1875-1937) – Gaspard de la nuit: Ondine

Les artistes

Musicien, compositeur et artiste interdisciplinaire avec divers intérêts, Daniel Schreiner continue de façonner une carrière éclectique, marquée par l’expérimentation et les découvertes radicales. En tant que pianiste soliste, Daniel se spécialise dans le répertoire du 20ème et 21ème siècles, se produisant à New York, à Washington, D.C., dans le Massachusetts, en Caroline du Nord, en France et en Italie.
Ses engagements collaboratifs récents incluent des concerts avec les membres du JACK Quartet à New Music on the Point dans le Vermont, des spectacles de Hallelujah Junction de John Adams avec Georgia Mills et Mayumi Tsuchida à New York, des récitals en duo avec Shuhui Zhou sur l’Études de Debussy et Ligeti, ainsi que Játékok de Kurtág, à New York et Bard College, et des performances en tant qu’ancien étudiant invité à Iota Festival of New Music de Williams College. Daniel est l’un des membres fondateurs de KnoxTrio, un trio nouvellement créé de flûte, violoncelle, et piano dédié à la performance du répertoire contemporain immersif et expérimental, qui a commandé lors de sa première saison trois pièces nouvelles de compositeurs qui ont répondu à la question du changement climatique.
Il a étudié aussi les arts plastiques à Williams College, et s’intéresse à l’intégration de l’art visuel, l’art du son, et l’art performance dans la sphère musicale. Daniel vit actuellement à Paris, explorant les œuvres de Fauré, Debussy, Ravel, Messiaen, Murail, et les compositeurs contemporains parisiens avec le professeur Billy Eidi à La Schola Cantorum. Plus sur sa chaîne YouTube.

Hope Curran: « Je m’appelle Hope et ma vie est désordonnée… Je veux apprendre le langage de la lumière, l’ADN du ciel gravé dans mon cœur, je cherche à trouver un chez-moi parmi tout le monde ici. L’espoir se définit comme un sentiment d’attente, comme le rêve de voir quelque chose se réaliser. Mon nom a inspiré toute ma vie de recherche artistique, à la quête de la joie, la beauté, l’aventure, la couleur, la communauté et la convivialité. Espérer, c’est ne pas encore avoir, mais tenir fermement. Je suis à Paris depuis trois ans après avoir obtenu mon diplôme à UC Santa Barbara. Je travaille aux côtés de Transform et Agapé Arts et je suis en Master d’Art à l’Université Panthéon-Sorbonne. Mon approche multidisciplinaire me permet de travailler sur les thèmes de la mémoire, de l’esthétique relationnelle de la lumière à travers la photographie, la poésie, la performance et l’installation. Elles sont mes prières et mes promesses écrites à l’encre, des portraits des lumières. Désordonnées comme moi, pleines d’erreurs et de fautes de frappe, coincées entre le ciel et mon chez-moi. »

Maximilien Gremaud est né en France en 1994. Après un passage par les Beaux-Arts de Versailles il obtient une licence en histoire de l’art à l’Ecole du Louvre puis intègre l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS). Ce parcours universitaire s’est toujours doublé d’une pratique du dessin, de la peinture et de la sculpture. En 2013 il expose au Salon d’Automne. Son travail s’efforce de montrer les liens entre le sensible et l’intelligible.

Rebecca Arthur: « Photographe noire américaine, je vis actuellement à Paris dans le cadre d’un programme de bourse Fulbright-Harriet Hale Woolley en arts. Je me considère comme une conteuse, j’utilise mes images pour documenter et partager des histoires sur les thèmes de la famille, de l’identité et du chez soi. Il y tant d’histoires sur lesquels on ne peut pas mettre de mots, et souvent  elles ne peuvent être racontées car elles sont trop douloureuses, trop complexes ou n’ont personne pour les écouter – ce sont ces histoires qui m’intéressent le plus. Faire face au portrait de quelqu’un fait surgir de belles impressions. On peut concevoir leurs émotions, voir le passé dans leurs yeux et ressentir leur force. C’est avec ces impressions que l’on peut compatir avec le sujet et voir l’histoire de leur point de vue. »